LES ORCHIDEES D'ISABELLE

LES ORCHIDEES D'ISABELLE

CYMBIDIUM

Le Cymbidium symbolise l’une des plus belles orchidées existantes ; cette plante était autrefois si populaire, qu’on l’utilisait comme « fleur à la boutonnière ». Elle était déjà cultivée par les Chinois pour son parfum, il y a des milliers d’années.
Elle fut découverte en Europe, grâce à l’engouement suscité par les plantes exotiques, et l’importation massive de celles-ci de leur pays d’origine. Le genre fut décrit en 1799, par le botaniste suédois Olof Swartz, qui le nomma à partir du grec kumbé « vase », allusion faite à la forme creuse et évasée de son labelle.

ORIGINES :


Les origines du Cymbidium sont diverses :

  • Indonésie, Malaisie, Australie : pour les plantes de serres chaudes,
  • Chine, Népal, Nord de l’Inde : pour les plantes de serre tempérée,
  • Himalaya, Sud-Ouest de la Chine : pour les plantes de serre froide (98 % des cymbidium).

 

DESCRIPTION :


Cette plante peut être épiphyte, terrestre, lithophyte, voir saprophyte. Elle est à croissance sympodiale, et forme des touffes de pseudobulbes aux longues feuilles en lanière. La base de ces feuilles, souvent sèche, recouvre le pied des pseudo bulbes, d’où partent les inflorescences. Celles ci sont érigées, ou pendantes, et portent une ou plusieurs fleurs, souvent larges, avec un labelle trilobé et deux ou quatre pollinies. Toute la palette de couleurs (sauf le bleu Azur et le Noir) est représentée. Les floraisons ont une durée de vie exceptionnellement longue, et pour la prolonger, il est conseiller de retirer les fleurs flétries au fur et à mesure(car elles produisent le l’éthylène, néfaste pour les autres). Cette orchidée est recommandée aux possesseurs de vérandas ; également aux amateurs débutants, en raison du foisonnement des floraisons, et de la rusticité de culture de la plupart des espèces et des hybrides.

LUMIERE ET HYGROMETRIE :


Cette orchidée réclame une lumière importante : de 40000 à 70000 lux (en moyenne, pour les 3 catégories de Cymbidium), mais sans soleil direct, pour éviter les brûlures des feuilles. Il est recommandé, si les conditions le permettent, de sortir le cymbidium dans le jardin, du printemps à l’automne, en le plaçant en ombre moyenne. Dehors, une orientation à l’Est lui convient (on la sort en moyenne de la mi-mai à la mi-octobre), alors qu’à la maison, une orientation Sud ou Sud-Ouest est fortement recommandée.
Concernant l’Hygrométrie (si la plante est en serre), elle doit être élevée du printemps à l’été (au moins 60 %), pouvant ensuite tomber sous 50 % en hiver.

TEMPERATURE :


En été, le Cymbidium accepte des températures extrêmes (35 à 40 °) ; avec une moyenne de 30° le matin. En soirée, une différence de 10 °est bienvenue. Il peut supporter une température hivernale ne descendant pas en dessous de 5° ; et même tolérer des brèves chutes entre 0 et 3°, sur terrain sec.
En automne, lorsqu’on le rentre à la maison, il convient d’être prudent, en ne l’introduisant pas directement à la chaleur de l’intérieur, sous peine de compromettre la floraison.
Concernant les Cymbidium de serre froide (les plus nombreux), il est important, pour favoriser la floraison, d’avoir de forts écarts de température entre le jour et la nuit, et entre l’été et l’hiver :

  • été : de 19 à 27 ° (et accidentellement plus de 30°) le jour ; de 13 à 15° la nuit,
  • hiver : de 18 à 22° le jour ; de 6 à 12° la nuit, sachant que la floraison est induite l’été, et intervient de l’hiver au printemps.

 

ARROSAGE :


L’arrosage doit être fait à l’eau calcaire ; copieusement au printemps et en été, lorsque la plante développe ses pousses. Il faut le réduire en automne.
NB – Quand la plante a soif, des perles de rosée se remarquent au niveau des fleurs.
En règle générale, les racines des Cymbidium ont besoin d’une humidité constante ; il faut donc les arroser régulièrement, en prenant soin, toutefois, de laisser le substrat s’assécher entre chaque arrosage (l’excès d’eau entraînant une pourriture des racines). Pour les Cymbidium « froids » et « tempérés », une période de repos sans arrosage doit être respectée.

FERTILISATION :


Un engrais pour orchidées doit être distribué tous les 15 jours environ, durant la période de croissance de la plante, et en été. Un engrais horticole (de type Algoflash : 15 – 15 – 15) convient également.

REMPOTAGE ET COMPOST :


C’est la culture en pot qui est la mieux appropriée à cette plante, au port toujours dressé, et aux inflorescences presque toujours érigées.
Les racines de Cymbidium supportant mal les rempotages, ceux-ci ne doivent intervenir que si le substrat est trop dégradé, ou lorsque la masse de racines risque de faire éclater le pot.
Le rempotage se fera alors dans un pot plus grand, éventuellement en divisant la touffe.
Le compost doit toujours être bien drainé, composé, par exemple, pour moitié d’écorce de pin, l’autre moitié consistant en 3 parts égales de billes d’argile expansé (ou de sable siliceux), de polystyrène expansé et de terreau de feuilles, ainsi qu’un peu de dolomie (quelques grammes par litre). Une fois le rempotage réalisé, il convient de ne pas sortir la plante tout de suite, ni de l’arroser ; une légère vaporisation faite le matin, lui conviendra.

MALADIES :


La principale maladie touchant le Cymbidium est le « Potexvirus Mosaîco del Cymbidium ».
En hiver la plante peut être attaquée par des petits acariens, de cochenilles, et autres araignées rouges, qui s’éliminent avec les traitements systémiques habituels.
Au printemps, et au moment de le sortir au jardin, il conviendra de lui distribuer des granules contre les limaces et escargots (sinon, gare au festin !!!).

Floraison :


Quand la hampe florale démarre, il est assez facile de la distinguer des pousses qui donneront un pseudobulbe. En effet, comme on peut le voir sur les 3 photos ci-dessous de hampes florales prises à des périodes différentes:
Au tout début, la hampe, très pointue, démarre très horizontalement alors qu'une pousse normale démarre beaucoup plus verticale :
hampe florale de Cymbidium
Quand la hampe se développe, elle se redresse progressivement. A l'endroit de la flèche, on perçoit un étranglement. Au dessus, en pressant légèrement, on peut ressentir l'épi floral plus ferme. Au niveau de l'étranglement et en dessous, les feuilles bractéiformes se décollent un peu de la tige, ce qui donne une impression de creux.



21/02/2018
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